Durée du préavis selon le type de contrat et l'ancienneté — avec l'indemnité compensatrice
| Situation | Ancienneté | Durée du préavis (code du travail) |
|---|---|---|
| Démission (salarié) | Moins de 6 mois | 1 mois |
| 6 mois et plus | 2 mois | |
| Licenciement (employeur) | Moins de 6 mois | 1 mois |
| 6 mois et plus | 2 mois | |
| Départ à la retraite (salarié) | Toute ancienneté | 2 mois |
| Mise à la retraite (employeur) | Moins de 10 ans | 1 mois |
| 10 ans et plus | 2 mois | |
| CDD | — | Aucun préavis : le contrat s'arrête à son terme |
| Période d'essai | — | Aucun préavis (simple information : 24 h si moins de 8 jours de présence, 48 h au-delà) |
| Rupture conventionnelle | — | Aucun préavis : fin du contrat à la date d'homologation |
💡 La convention collective, l'accord d'entreprise ou le contrat peuvent prévoir un préavis plus long (ex. 3 mois pour les cadres dans certaines branches). C'est toujours la règle la plus favorable au salarié qui s'applique.
| Cas | Règle |
|---|---|
| Préavis effectué | Le salarié travaille pendant le préavis et est payé normalement (salaire + primes habituelles). |
| Préavis non effectué (à l'initiative de l'employeur) | L'employeur verse une indemnité compensatrice de préavis égale au salaire que le salarié aurait perçu (soumise aux cotisations et à l'impôt). |
| Préavis non effectué (à l'initiative du salarié) | Le salarié doit une indemnité correspondante, sauf dispense accordée par l'employeur (le plus souvent sans contrepartie). |
| Pendant le préavis | Le salarié bénéficie de 2 heures par jour (rémunérées) pour rechercher un emploi, sauf accord collectif différent. |
| Maladie pendant le préavis | Le préavis est suspendu (sauf si l'employeur y renonce) et reprend à la fin de l'arrêt ; l'indemnité n'est due que pour la partie non effectuée. |
| Catégorie | Durée initiale | Renouvellement possible |
|---|---|---|
| Ouvrier / employé | 2 mois | 1 fois (si la convention collective le prévoit) |
| Technicien / agent de maîtrise | 3 mois | 1 fois |
| Cadre | 4 mois | 1 fois |
Pendant la période d'essai, le contrat peut être rompu librement (sans motif ni indemnité), avec un simple délai de prévenance. Au-delà de la période d'essai, la rupture relève des règles normales : préavis, indemnités, motifs. Voir le guide du droit du travail.
Oui : l'employeur peut dispenser le salarié de tout ou partie du préavis (dispense souvent accordée pour un nouveau poste). Sans dispense écrite, le salarié qui ne l'effectue pas doit une indemnité compensatrice.
Oui, le préavis (même non effectué mais payé) est pris en compte pour l'ancienneté, les congés payés et le calcul de l'indemnité de licenciement. La fin du contrat est repoussée à la fin du préavis.
Le CDD ne peut être rompu avant son terme qu'en cas de faute grave, de force majeure, d'accord des deux parties, d'inaptitude constatée ou d'embauche en CDI (avec préavis réduit). Sinon, des dommages-intérêts peuvent être dus.
Aucun : la rupture prend effet à la date d'homologation par la DREETS (après entretien, signature et délai de rétractation de 15 jours calendaires). En revanche, l'indemnité spécifique de rupture est obligatoire — voir le calculateur d'indemnités.